Obéissance

Paroisse Saint-Jean-Baptiste – Ottawa https://sjb-ottawa.org

Jésus, les textes de ce dimanche nous le rappellent, a été la lumière des nations, l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. Il a été et il a fait cela, et beaucoup de choses encore. Le Nouveau Testament nous révèle, du début à la fin, tout ce qu’il a été et est encore, tout ce qu’il a accompli. Il faut toute une vie pour comprendre et pour dire tout ce qu’il a été, tout ce qu’il a fait. Mais il suffit de peu de mots pour expliquer l’origine, le pourquoi de tout ce qu’il a été, de tout ce qu’il a fait. Cette origine, c’est que Jésus a été, d’abord et avant tout, volonté d’obéissance à son Père bien-aimé. Ma nourriture, a-t-il dit dans l’évangile de Jean, c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé. La lettre aux Hébreux nous dit qu’il apprit, de ce qu’il souffrit, l’obéissance.

Nous avons dans le psaume d’aujourd’hui une des plus belles expressions qui se trouvent dans les Écritures, de l’esprit d’obéissance de Jésus à son Père. ‘’Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, du moins, tu ne voulais pas de moi les offrandes et les sacrifices telles qu’on les comprend habituellement. Tu as ouvert mes oreilles. Tu ne demandais ni holocauste ni victime. Alors j’ai dit, voici, je viens.

Le verset qui suit dans ce psaume nous révèle ou Jésus a découvert la volonté du Père sur lui : Dans le livre, c’est-à-dire, dans les Écritures, est écrit pour moi ce que tu veux que je fasse. Quelle merveille. Jésus a découvert comme nous tous et toutes sommes appelés, invités à le faire, dans les Écritures, dans ce que nous appelons aujourd’hui l’Ancien Testament, la volonté du Père.

Et le verset qui suit nous dit ce qu’il a fait, poussé par l’obéissance. Vois, je ne retiens pas mes lèvres, Seigneur tu le sais. J’ai dit ton amour et ta vérité à la grande assemblée.

L’endroit par excellence dans l’Ancien Testament ou Jésus a découvert ce que le Père attendait de lui, ce sont les quatre chants du Serviteur souffrant dans le prophète Isaïe. Nous avons entendu le premier lundi dernier, lors de la célébration du baptême du Seigneur. Nous avons entendu une partie du deuxième en première lecture aujourd’hui. Nous les lisons tous les quatre pendant la Semaine Sainte, et à quelques reprises encore pendant l’année liturgique. Mais je trouve que ce n’est pas suffisant. Ces quatre poèmes, dans lesquels Jésus a découvert ce que le Père attendait de lui sont en même temps, parce que son obéissance a été parfaite, une révélation très fidèle, très exacte de ce qu’il a été, de ce qu’il a accompli. Ils doivent être lus et relus, et ruminés. Je ne saurais dire à quel point ces poèmes ont été important dans ma découverte des aspects de Jésus qui me le font aimer, ma découverte d’un Jésus que je voulais à tout prix imiter, jusque dans sa disposition la plus fondamentale, sa disposition d’obéissance au Père. C’est pourquoi je fais tout pour les rendre disponibles, pour que d’autres en bénéficient, comme moi, j’en ai bénéficié. Je les ai donc regroupés dans un document qui est accessible à partir du mot du curé de ce dimanche, et j’en ai déposé quelques copies sur la table à l’entrée de l’église. Mon plus grand espoir, c’est que la lecture assidue de ces chants du serviteur ait pour vous l’effet qu’elle a eu pour moi.

Je termine avec une considération sur l’obéissance en général, et une prière qui s’ensuit. La libre obéissance ne procède-t-elle pas toujours de l’amour? Et n’est-il pas nécessaire de connaître, afin d’aimer? Si Jésus était épris de vouloir accomplir la volonté du Père, c’est que d’abord, il l’aimait. N’est-ce donc pas la sagesse elle-même que de demander au Père de nous donner de le connaître. Puisqu’il est l’excellence et la bonté elle-même, le connaître vraiment, c’est nécessairement l’aimer. Et l’aimer, c’est vouloir accomplir sa volonté. Les Écritures en général, et son Fils en particulier nous l’ont fait connaître, en principe. Demandons à Dieu le Père, la grâce de ce que le message passe, qu’il nous ouvre les yeux à ce que le Fils nous a donné de connaître de lui, de manière à ce que nous l’aimions, de manière à ce que nous veuillons, nous aussi, accomplir ses volontés.