Les trois brefs textes de ce dimanche sont pleins d’affirmations aussi simples qu’elles sont belles. Aucune n’exige un long commentaire. Elles invitent à être ruminées, simplement. Peut-être que le mieux à faire, c’est d’en faire comme un kaléidoscope, de les évoquer, tour à tour, du moins celles qui me frappent particulièrement, de tourner le diamant lentement pour en admirer les diverses surfaces.
La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle. Ce verset du psaume 117 s’est avérée une prophétie, accomplie en Jésus. Ce Jésus le Nazaréen, dit Pierre, que vous, chefs du peuple et anciens avez crucifié, Dieu l’a ressuscité des morts. Il est devenu du fait même sauveur du monde, unique et universel. Cause, source de salut pour quiconque se tourne vers lui.
Lorsque ce que nous serons au dernier jour aura été manifesté, nous serons alors semblables à Dieu, car nous le verrons tel qu’il est. Quelle belle perspective. Depuis les débuts de l’alliance de Dieu avec Abraham et sa descendance, nous avons été appelés à chercher, dans la mesure du possible, à être semblables à Dieu. À être parfait, comme notre Père céleste est parfait. Or cet idéal parviendra enfin à son accomplissement au dernier jour, simplement en vertu de notre présence à Dieu. Étant auprès de lui, nous serons du fait même divinisés, rendus semblables à lui en autant qu’il est possible à la créature d’être semblable au créateur. Nous n’y serons pour rien. Ce sera tout entier l’œuvre de Dieu. Comment ne pas avoir hâte à ce jour.
Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent, tout comme le Père me connaît et je connais le Père. Jésus affirme que notre relation à lui est de même type que celle de lui à son Père. Ce n’est pas peu de choses. Notre intimité avec lui est analogue à l’unité qui existe dans la Trinité. Encore une autre façon d’affirmer l’unité profonde de Jésus et ses disciples, l’unité de la tête et du corps.
J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas de cet enclos. Nous en sommes. C’est de nous que Jésus parle. Conformément à sa prédiction, il nous conduit, nous écoutons sa voix. Nous nous en nourrissons. Nous y trouvons la force de croire, d’espérer et d’aimer.
‘’Je donne ma vie pour la recevoir de nouveau.’’ Librement et conformément à la volonté du Père, il a donné sa vie, et il l’a reçue de nouveau. Et il vit désormais pour toujours, Christ, Seigneur et Sauveur.
Tout cela, dans les mots du psaume 117, c’est l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux.
Devant tout cela, j’en reviens encore et toujours aux paroles du psaume 115 : comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait? J’élèverai la coupe du salut, j’accomplirai le sacrifice d’action-de-grâce en invoquant le nom de Dieu. J’accomplirai mes vœux envers Dieu, oui, devant tout son peuple.
Plaise à Dieu que notre vœu le plus fondamental soit de faire connaître au monde quelque chose des merveilles de Dieu, et que par la grâce de Dieu ce vœu soit effectivement accompli dans nos vies.