Acte pénitentiel
Laissez-vous renouveler, nous dit S. Paul dans sa lettre aux Éphésiens. Revêtez-vous de l’homme nouveau, créé, selon Dieu, dans la justice et la sainteté conformes à la vérité.
Seigneur, nous sommes bien lents à nous renouveler, à revêtir l’homme nouveau. Pardonne-nous, et n’attends rien de nous, si ce n’est notre consentement. Revêts-nous toi-même de l’homme nouveau.
Travaillez pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu le Père a marqué de son sceau… L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé… C’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du Ciel. Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie aux hommes… Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim; celui qui croit en moi n’aura jamais soif.
Quand je lis ces paroles, spontanément, ce sont aussi les paroles d’Élizabeth à Marie qui me viennent à l’esprit : comment m’est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur? Sauf que pour moi, c’est plutôt, comment m’est-il donné, nous est-il donné, que vienne à moi, à nous, notre Seigneur lui-même?
C’est à l’humanité dans son ensemble que le Père l’a envoyé, mais concrètement, c’est à nous, à vous et à moi, qu’il a été envoyé. Nous l’avons accueilli, et voilà, nous vivons de ce pain d’évangile qui nous maintient dans la foi et l’espérance, et par conséquent, dans la paix, jusqu’à la fin.
Nous sommes marqués du même sceau que le Fils. Dans l’Esprit-Saint, nous croyons en celui que le Père a envoyé, nous vivons de cette vie qu’il donne au monde.
Nous venons à lui de bien de manières, entre autres, par nos rassemblements du dimanche, où nous recevons cette nourriture d’évangile, laquelle, telle une manne, nous maintient dans la foi, l’espérance, et une ambition de charité, de dimanche en dimanche. Par la grâce de Dieu, nous croyons en lui. Par voie de conséquence, nous sommes abreuvés de foi, de sens, et d’espérance, pas autant que nous en souhaiterions, mais assez pour pouvoir tenir bon.
Quoi dire, devant tout cela, sinon, encore une fois, béni soit Dieu de ce qu’il nous a été donné de vivre nos vies dans la familiarité, la communion avec Jésus, l’envoyé du Père. Dans la possession de son évangile, pain de vie, nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle. Béni soit Dieu.