‘’Puisque nous mourons par fidélité à ses lois, le roi du monde nous ressuscitera pour une vie éternelle.’’
– 2 Mac 7
Chers paroissiens,
Seulement deux choses à signaler cette semaine, la première, un rappel de la célébration du 150e de la paroisse, ainsi que de mon installation comme curé dans le cadre d’une messe commune dimanche prochain, 13 novembre, à 10h. Venez fêter avec nous!
Un deuxième rappel : c’est en ce dimanche qu’a lieu la collecte spéciale pour la réconciliation avec les premières nations. Les enveloppes spéciales pour cette collecte resteront sur la table à l’entrée de l’église encore quelque temps, si vous voulez faire un don dimanche prochain.
Je voudrais profiter de cet espace pour partager avec vous quelques réflexions sur la première lecture de ce dimanche, tirée du 2e livre des Martyrs d’Israël. En lisant le récit du martyr des sept frères, nous sommes ramenés à une réalité fondamentale. La passion et la mort de Jésus n’avaient rien de neuf. Il n’a pas innové. Il est simplement entré dans la réalité millénaire de la persécution des justes, de ceux et celles qui sont fidèles au Seigneur, parce qu’ils sont fidèles. Aussi fallait-il qu’il en fût ainsi, pour que son incarnation fût complète. En effet, il ne suffisait pas que Jésus assume notre chair pour devenir pleinement Dieu-avec-nous. Il fallait qu’il entre dans notre condition humaine, jusque dans ce qu’elle a de plus âpre, de plus violent. C’est à cette condition qu’il pouvait être vraiment un avec nous. C’est ce à quoi il a consenti, et désormais, nous ne sommes plus jamais seul, même pas dans les heures les plus sombres de notre vie humaine.
Mais l’incarnation continue. Nous sommes, collectivement en Église, la personne, la vie, la présence, le ministère de Jésus dans le monde, jusqu’à la fin des temps. Étant son Corps, sa vie poursuivie, nous subissons aussi son sort. Mais nous ne sommes pas, pris individuellement, l’ensemble de la personne, de la présence, du ministère et du sort de Jésus dans notre monde. Nous le sommes collectivement. Dieu a réservé pour chacun, chacune d’entre nous, Chrétiens, de toute éternité, une part de ce que fut la vie, le ministère, et le sort du Christ. Ainsi, les uns sont destinés à enseigner, à prêcher l’évangile. D’autres sont destinés à aimer tout simplement, leur épouse, leurs enfants, leurs parents, leurs proches, comme le Christ a aimé l’Église et s’est livré pour elle. D’autres encore sont destinés à reproduire dans leur vie le ministère de miséricorde du Christ envers les nécessiteux de toute description. Et d’autres enfin sont destinés dans le dessein du Père à revivre, dans leur vie, dans leur chair, la passion et la mort de Jésus. Heureusement, ce n’est pas le cas pour tous. Mais il demeure vrai qu’en tout temps, en quelque part sur la terre, quelqu’un subit la passion et parfois la mort du Christ, simplement parce que, comme le Christ, ils sont porteurs de l’évangile de Dieu. Ils sont certes les bénis du Père. Et nous devons croire que Dieu leur accorde la grâce, la force du témoignage terrible qu’il attend d’eux. Mais ne convient-il pas que nous leur soyons solidaires. Que nous priions pour ces frères et sœurs qui subissent, au nom du Corps entier, le supplice réservé à Jésus, mais qui se joue de nouveau dans leurs vies? Prions de façon spéciale aujourd’hui pour tous ces hommes et ces femmes qui revivent dans leur chair, dans leur vie, le sort sublime, à la fois terrible et beau, de Jésus, le Serviteur Souffrant de Dieu.
À tous et à toutes, bon dimanche, bonne semaine.
Fr. Guy
Addendum du paroissien webmestre: vous pouvez aussi faire un don en ligne pour la collecte spéciale pour la réconciliation avec les premières nations en utilisant le code QR ci-bas.
