L’Ancien, la Loi, et le prophète

Paroisse Saint-Jean-Baptiste – Ottawa https://sjb-ottawa.org

‘’Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le!’’

 – Mt 17,5

Chers paroissiens, paroissiennes,

Nous fêtons en ce dimanche qui vient la belle fête de la Transfiguration. Nous relisons ce magnifique évangile dans lequel nous sommes témoins de la révélation aux trois colonnes de la primitive Église, Pierre, Jacques, et Jean, de la seigneurie à venir de ce Jésus, leur maître. Il est transfiguré devant eux, tel un accomplissement des paroles prophétiques du livre de Daniel qui, dans sa vision, voit ‘’comme un fils d’homme’’ qu’on fait avancer devant l’Ancien, c’est-à-dire, Dieu le Père. Il lui est donné domination, gloire et royauté. Tous les peuples le serviront. Sa domination sera éternelle, elle ne passera pas, sa royauté ne sera pas détruite.

Moïse et Élie sont là qui s’entretiennent avec Jésus. Moïse représente la Loi, c’est-à-dire les livres de la Genèse, de l’Exode, du Lévitique, des Nombres et du Deutéronome. Élie représente tous les écrits prophétiques reconnus comme inspirés par l’ensemble du peuple d’Israël. C’est dire que tous les écrits auxquels souscrivent les Juifs sont là simplement pour attester, comme Jean-Baptiste l’a fait, que cet homme Jésus est celui qui devait venir.

Puis nous entendons la phrase si saisissante, venant de la nuée qui les couvrait de son ombre : ‘’Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie’’, puis cette supplication si touchante : ‘’Écoutez-le!’’

La Loi, les prophètes, et Dieu le Père lui-même sont là pour attester devant les trois témoins que dans les mots de Paul, ‘’Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père’’. Ou plus exactement, il le sera.

Car les mots prononcés par la voix qui vient de la nuée contiennent une annonce voilée de ce qui doit précéder l’exaltation du Fils. Ces mots sont un extrait du premier verset du premier des quatre Chants du Serviteur Souffrant. Ils sont un renvoi aux Chants du Serviteur Souffrant dans leur ensemble, ces chants qui nous annoncent le destin terrible du Serviteur entrevu par le propĥète Isaïe. Ce serviteur, nous dit Isaïe, sera exalté, mais il doit d’abord subir une fin violente, comme un agneau qu’on mène à l’abattoir. Son martyr accompli, il sera glorifié. Il sera reconnu en tant que Seigneur, dans le temps de l’histoire, par ceux et celles que Dieu aura choisis pour être ses disciples. Et seulement au terme de l’histoire, sa reconnaissance sera universelle. L’univers entier va s’agenouiller et proclamer de Jésus-Christ qu’il est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. Comment dire le privilège qui est le nôtre de confesser, dans le temps de l’histoire, une vérité qui ne sera connue de l’univers qu’au dernier jour?

Ce récit de la transfiguration, avec ce qui s’en est suivi, la passion et la mort de Jésus, sa résurrection, et le don de l’Esprit-Saint qui fait de nous l’Église, a de quoi nous couper le souffle. Il faut lire cet évangile plus d’une fois pour en prendre toute la mesure. C’est ce que vous suggère de faire cette semaine. Relisez cet évangile lentement, en ruminant chacun de ses versets. Vous y trouverez une source d’alimentation pour votre foi et votre espérance qui ne se tarit pas.


Nouvelles de la paroisse

Nous sommes toujours dans la saison estivale, alors il n’y a pas de nouvelles à rapporter. Je n’ai qu’un souhait qui est en même temps une prière. Que le Seigneur refasse nos forces, notre calme et notre quiétude en cette saison de loisir, de soleil, de verdure et d’air frais, pour que nous puissions reprendre avec sérénité le joug et tous les défis que nous lancera le quotidien, tout au long de l’année qui nous attend.

Fr. Guy