La sérénité de la foi

Paroisse Saint-Jean-Baptiste – Ottawa https://sjb-ottawa.org

‘’Béni soit celui, celle qui met sa foi dans le Seigneur, dont le Seigneur est la confiance. Ils seront comme des arbres, plantés près des eaux, qui poussent, vers le courant, leurs racines. Ils ne manquent pas de porter du fruit.’’

C’est déjà très beau, comme béatitude. La sérénité de ceux et de celles qui ont la foi et la confiance rivés sur le Seigneur. Il s’agit simplement de se rappeler que la foi et la confiance dans le Seigneur, ce n’est pas une affaire de volonté, mais de grâce. Il s’agit d’un don de l’Esprit-Saint, qu’on peut demander, qu’on devrait demander tous les jours de nos vies, et le tour est joué.

C’est déjà bien beau. Mais Jésus lance le filet de la béatitude tellement plus largement encore.
Bienheureux vous tous et toutes, les pauvres, vous qui avez faim maintenant, vous qui pleurez, vous qui êtes persécutés à cause du Fils de l’Homme. Vous tous et toutes, vous serez délivrés, consolés, rassasiés.

Devant les béatitudes il faut, me semble-t-il, demander la grâce de ne jamais les perdre de vue, les oublier. Non seulement parce qu’elles nous concernent personnellement, mais parce qu’elles concernent tous ceux, toutes celles, qui sont pauvres, qui ont faim, qui pleurent, qui sont persécutés à cause du Fils de l’Homme.

Il n’y a pas d’autre façon de se maintenir dans la sérénité, devant la masse infinie de la souffrance humaine, que d’avoir présentes en tout temps dans nos esprits et dans nos cœurs, les béatitudes de Jésus.

Demandons alors à Dieu cette grâce également, la grâce de ne jamais perdre de vue les béatitudes de Jésus.

Jérémie nous rappelle, par leurs contraires, l’importance de la foi et de la confiance dans le Seigneur. En leur absence, nous mettons notre foi et notre confiance en d’autres choses, et nous en sortons invariablement déçus.

Jésus nous rappelle les conséquences d’être repus, rassasiés dans cette vie, conséquences aussi tristes qu’elles sont probables. Trop rassasiés de biens dans cette vie, il y a fort à parier que nous en serons satisfaits, que nous n’en demanderons pas davantage. Nous n’en espérerons pas davantage. Et au terme, nous aurons exactement ce que nous aurons espéré : les biens de cette vie, qui tous, d’ailleurs, nous seront enlevés au dernier jour.

Ces dures réalités de la condition humaine renforcent notre appréciation de l’importance extrême de la foi et de la confiance dans le Seigneur, de la vivacité des béatitudes en nous.

Et du fait même, puisqu’il s’agit de grâces, nous apprécions plus nettement l’urgence, l’importance de les demander, en tout temps.

Demandons donc à Dieu une troisième et dernière grâce, la grâce d’être en permanence, en état de supplication pour les grâces de la foi et de la confiance dans le Seigneur, de la foi et de l’espérance en l’accomplissement sûr et certain des béatitudes de Jésus.