‘’La terre a donné son fruit; Dieu, notre Dieu, nous bénit…’’
–Ps 66
Chers paroissiens, paroissiennes,
C’est en effet ce que nous venons de fêter. En Jésus, la terre a donné son meilleur fruit, Emmanuel, Dieu-avec-nous, la principale raison pour laquelle nous devrions accueillir cette année nouvelle avec sérénité, puisque Dieu est avec nous.
Certes, pour quiconque a vécu le moindrement sur cette terre, il n’est pas possible d’accueillir une année nouvelle sans au moins un peu d’appréhension. Nous savons trop bien que l’année qui s’ouvre comporte toujours un potentiel de bonheur, mais aussi de drames et de malheurs. Mais nous chrétiens, nous avons la bouée de l’évangile, de la foi et de l’espérance, et de la confiance qui en procèdent tout naturellement. D’accord, il en prend beaucoup de foi et d’espérance et de confiance pour envisager l’avenir avec quiétude. Rappelons-nous, en ce début d’année, une chose importante. La foi et l’espérance, ce sont des grâces, des dons du Saint-Esprit. Elles peuvent, et elles doivent être demandées. Si ce n’est pas déjà notre habitude, développons l’habitude de prier régulièrement, même quotidiennement, pour les grâces de la foi et de l’espérance chrétiennes.
Et rabattons-nous sur les perles que nous trouvons dans les textes de ce jour. En commençant par la brillante prière du psalmiste : ‘’Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse, que son visage s’illumine pour nous, et alors ton chemin sera connu sur la terre, ton salut, parmi toutes les nations.’’ Autrement dit, sois-nous présent, non par pour notre bien, mais pour le bien du monde. Pour le bien de ceux qui seront témoins de ta bénédiction dans nos vies. Comment Dieu peut-il ne pas exaucer une telle prière?! Faisons nôtre, au quotidien, cette magnifique prière.
Accrochons-nous aussi à cette merveilleuse affirmation de l’apôtre Paul : Dieu a envoyé son Fils pour que nous soyons adoptés comme fils, comme filles de Dieu. Et cette toute aussi merveilleuse affirmation : La preuve que vous êtes fils et filles de Dieu, c’est que Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs et cet Esprit crie ‘’Abba’’, c’est-à-dire, Père. Quelle consolation, quelle source d’espérance que de pouvoir se dire qu’en tout temps, que nous en soyons conscients ou pas, l’Esprit du Christ crie en nous en tout temps vers Dieu : Abba, Père. Même quand nous ne prions pas consciemment, nous prions. Et Paul ajoute ailleurs, Dieu exauce notre prière parce que du fait qu’elle est celle du Saint-Esprit en nous, elle est conforme à sa volonté. De qui, de quoi donc, aurions-nous crainte. Dieu est avec nous pour nous sauver, quoiqu’il arrive.
Plaise à Dieu, à sa grâce, que nous abordions cette nouvelle année non pas en optimistes, ce qui traduirait un manque d’expérience de la condition humaine, mais en lucidité, en espérance et en confiance toute chrétienne en la Providence de Dieu dans nos vies.
Et ayons la sagesse de prendre Marie pour modèle. Soyons assidus à retenir et à méditer dans nos cœurs tous les événements dans nos vies qui sont autant de signes de la réalité de la présence et des agirs de Dieu dans nos vies. Cet exercice donne des ailes à notre foi, à notre espérance, à notre confiance en Dieu.
Je termine avec la bénédiction d’Aaron qu’on ne saurait répéter trop souvent : Que le Seigneur vous bénisse et vous garde. Que le Seigneur fasse briller sur vous son visage et qu’il vous prenne en grâce, qu’il tourne vers vous son visage et vous apporte la paix.’’ Et l’auteur ajoute, ils invoqueront ainsi le nom du Seigneur, et lui les bénira.
Juste un rappel : dimanche prochain, fête de l’Épiphanie, nous aurons une seule messe à 10h, suivie du service du punch d’Adrien dans la salle commune.
À tous et à toutes, bonne semaine, et par-dessus tout, foi, espérance et confiance en Dieu en 2023.