Une vocation pour tous

Paroisse Saint-Jean-Baptiste – Ottawa https://sjb-ottawa.org

62e journée de prière pour les vocations. À première vue, la thématique en introduction au livret de ce dimanche m’étonne. Si je prie, je demande, je m’attends à être entendu, écouté. Ici, c’est à moi, c’est à nous, qu’on demande de prêter l’oreille.

62 ans… c’est à peine plus que le temps depuis ma venue dans l’Ordre des Prêcheurs. Toute une vie ! J’espère que vous priez encore pour nous. Nous prions pour vous. Pour que les uns et les autres nous restions attachés à la grâce de Dieu. Attentifs, ouverts à la joie l’Évangile du Seigneur. Notre vocation vient de là.

Le temps pascal le redit à temps et à contretemps. Nous sommes enfants de Pâques. Baptisés dans la foi en Jésus ressuscité, il nous est donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. Le baptême est une alliance, une promesse, un serment qui nous relie au Christ. Le baptême est un don et un appel à suivre le Christ.

Le baptême est une initiation. Le début d’un dialogue tel que le suggère L’évangile selon saint Jean. Mes brebis écoutent ma voix – je les connais, je les aime. Elles me suivent – je livre ma vie, je leur donne la vie éternelle. Elles ne périront jamais – nul ne les arrachera de ma main.

Le baptême est une communion de vie. Par la foi, il nous fait passer par la mort avec le Christ. En écoutant sa parole, nous apprenons à le suivre. Avec la sienne, notre vie est dans la main de Dieu. Je fais la volonté du Père, il m’a donné mes brebis, rien ne peut les arracher de sa main. Nous sommes un. Que tous soient un !

Nous prions pour les vocations. Le faisons-nous trop peu ? Le faisons-nous si mal ? — Notre vocation première est une Pâque. Un passage de la mort à la vie. Une marche dans la foi à la suite du Christ Jésus, Serviteur-Agneau de Dieu. Une marche avec toute l’Église dans la confiance et dans la joie de l’Esprit Saint.

Hors contexte, la sérénité des 3 petits versets d’évangile entendus masque un affrontement terrible. Jésus témoigne de l’amour de Dieu. Il est en chair et en os l’amour Père pour le monde. Au temple de Jérusalem comme à Antioche, les héritiers de la promesse faite à Abraham rejettent la Parole. L’Agneau de Dieu en versera son sang.

L’Évangile selon saint Jean, les Actes des Apôtres et l’Apocalypse soulignent la condition normale des 1ers chrétiens. Si le baptême destine à la vie éternelle, la ren-contre du Christ, la décision d’écouter sa voix et de le suivre ne vont pas de soi. Supportons-nous trop bien ou trop mal le pluralisme qui naît d’une telle liberté ? —
Sans être persécutés, nous traversons un temps de grande épreuve pour la foi. Prions pour que le sang de l’Agneau purifie notre relation de confiance à Dieu. Que notre regard sur l’avenir rejoigne le sien !

Nous prions pour les vocations. Nous évitons difficilement le sentiment d’échec. S’il n’en tient qu’à nous, la Parole du Seigneur paraît dans l’impasse. Prions pour que l’Esprit la rende pertinente et que tous les baptisés…, tous les baptisés…, tous les baptisés la laissent éclairer leurs chemins. Sinon comment pourrait-elle avoir les serviteurs nécessaires à la mission de l’Église ?

Le baptême est un don, une promesse, il destine à la vie éternelle. L’Apocalypse fait voir l’aboutissement des promesses à ceux et celles qui passent par l’épreuve. Une foule immense, impossible à dénombrer des serviteurs de Dieu issus de toutes nations, peuples et langues. Que l’Agneau vainqueur du mal et de la mort nous conduise sans cesse aux sources de l’espérance vive. Qu’en lui, ne cessent de grandir nos faims et nos soifs. Surtout, qu’il les apaise, et que l’amour de Dieu, l’amour parfait du Père, nous garde de toute crainte.

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