Notre espérance

Paroisse Saint-Jean-Baptiste – Ottawa https://sjb-ottawa.org

Après un printemps frileux, l’été est parti en grande. Il nous mène de canicule en canicule. Il déborde déjà de fêtes. Celles du pays que nous habitons. Pour certains, deux fêtes nationales en une semaine. Ça ne peut pas laisser indifférent.

Il y a de quoi réjouir, fiers, d’être de ce pays. Qu’il soit d’une mer à l’autre ou confiné sous le Fleur-de-Lisé. Fiers, heureux de vivre dans cet immense pays de paix. Réjouis de ce qu’on y trouve le dialogue, malgré les disparités, les affrontements systémiques, les injustices pas souvent évitées, pas toujours réparées.

Fierté, reconnaissance aussi, de ce que nos dirigeants de tout niveau paraissent avoir un vif et constant souci du bien-être de tous leurs concitoyens. C’est imparfait, critiquable et critiqué, ambigu. Pas aussi net qu’une équation, qu’une preuve scientifique, ni même qu’une thèse théologique… On se regarde et se désole… On se compare et se console.

Il y a eu beaucoup d’analyses de ce qui s’est passé ici pendant la pandémie. Toutes sortes de conclusions. Il faut encore en relever une qui n’a été lue ou entendue nulle part. Un aspect majeur passé sous silence. Il tient à nos racines, à notre héritage. C’est l’axe, la source vive de notre projet communautaire. Peut-être bien aussi du projet de toute notre société.

Nous croyons que l’Esprit qui a ressuscité Jésus nous habite. Il nous fait marcher à la suite du Christ de conversion en conversion. Il nous élève. Il nous fait transformer et transforme nos pensées, nos paroles et nos agir pour que nous puissions collaborer au Royaume, notre espérance.

De loin, de très loin déjà, le prophète en célèbre le roi d’humilité. D’un bout à l’autre du monde, vainqueur, du mal et de la violence produits par les convoitises et les égoïsmes humains. Le psaume chante Dieu-roi fidèle et vrai, plein de bonté, de tendresse, de compassion pour toutes ses œuvres. Avec eux, comme eux, nous croyons que tout ça n’est ni rêve ni pensée magique. Dans son Christ Jésus, Dieu est venu. Il vient jusqu’à la fin du monde, soutenir ceux et celles qui tombent. Redresser les accablés. Chercher et trouver les perdus de la vie.

Je me demande, au risque de me répéter… Serait-il exagéré de voir dans ce qui se passe chez nous, dans ce pays, comme des signes, encore flous peut-être, mais bien réels de ce Règne de justice, de fraternité et de paix ? D’en voir, partout où on se soucie du petit et du plus vulnérable ? D’en voir partout, où la générosité pousse au dépassement et à l’oubli de soi pour apaiser les gens qui peinent sous un trop lourd fardeau ? Est-ce que la puissance de résurrection à l’œuvre dans le Christ et dans l’Église, n’est pas aussi déjà et plus encore, mystérieusement à l’œuvre ici-bas pour y faire germer et porter jusqu’à Dieu le monde de demain, notre espérance.

Nous croyons, qu’en venant à la table du Seigneur nous communions déjà réellement au Règne de toute grâce. Que l’Esprit qui nous transforme ouvre notre regard. Qu’il nous rende capables de servir l’honneur de Dieu même là où il est méconnu et méprisé, en étant témoins de sa puissance de résurrection à l’œuvre dans ce monde. Qu’il nous le fasse aimer très fort. Qu’il nous fasse désirer d’un grand désir les cieux nouveaux, la terre nouvelle ou Dieu sera tout en tous. Notre espérance !

0 Commentaires

Ajouter un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *