Faire confiance à Dieu

Paroisse Saint-Jean-Baptiste – Ottawa https://sjb-ottawa.org

La confiance est essentielle à toute relation. Elle tisse l’amour et l’amitié solides, elle assure l’à-venir. Sans elle, la vie est impossible. La confiance grandit, se développe au fil de la vie. Déçue, trahie, mise en doute, elle est blessure. Vraiment donnée et reçue, elle est bonheur.

La confiance, celle de Dieu et la nôtre, est comme le fil conducteur de notre célébration. Dieu fait confiance. Les mots pour le dire se bousculent presque. Il prévient, promet, délivre. Il appelle, rend fécond, reste fidèle à ses promesses. Il choisit, aime, soutien, protège, fit vivre et nourrit.

Dieu prouve sa confiance. Aux inquiets (comment ne le serions-nous pas ?) Jésus déclare : le Père vous donne le Royaume… Une patrie meilleure, pleinement ajustée à son dessein de bonheur et de vie. Comment le savons-nous ? — Il a offert son Fils unique en sacrifice et l’a ressuscité. Délivrés du mal et de la mort par ce Premier-Né, nous devenons peuple de Dieu, ses enfants d’adoption.

Nous répondons à la confiance du Père grâce à la foi… C’est le don de Dieu qui nous ajuste, qui nous accorde à Dieu. Selon la lettre aux Hébreux la foi fait posséder déjà ce qu’on espère, fait voir l’invisible. La foi n’est pas un cri. Mystérieusement, gratuitement donnée, elle doit prendre corps, devenir vie, relation de confiance.

Là aussi, les images pour le dire s’entrecroisent. Comme Abraham, répondre à l’appel, partir à l’aventure, ne pas s’arrêter satisfait du chemin parcouru. Rester en recherche sans revenir en arrière déçu. Ne pas douter de l’appel entendu ni avoir honte du nom reçu au baptême. Comme Sara et Abraham, malgré le grand âge, bien que déjà marqué par la mort, devenir, être, rester inépuisablement fécond.

Chez Luc les mots veiller, se tenir prêt et servir qualifient la foi en actes, la relation de confiance que Dieu construit en nous. Ils n’ont rien de l’attente passive. Ils s’emmêlent à ceux de la grande marche de la délivrance pascale : debout, ceinture aux reins, bâton à la main. Ils tendent vers le trésor indestructible où notre cœur cherche son repos.

L’urgence du service attentif à la venue du Maître devient intendance fidèle. Les biens que nous avons sont biens confiés. Merveilles de la création, richesses et talents, trésor de l’Évangile et de la vie de Dieu en nous. Conscience, assurance d’avoir beaucoup reçu. Ailleurs, on dira : vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.

La confiance s’approfondit dans la gérance sensée, prête à faire servir à tous ce qui est reçu. Sans craindre de perdre ou de se perdre. Ne pas se replier dans la jouissance égoïste insensible au malheur subit par autrui. S’éveiller à la loi divine de solidarité avec tous dans le pire comme dans le meilleur. Chemin ouvert où la confiance se nourrit d’action de grâce.

Nos routes sont évidemment différentes comme peut être différent l’appel spécifique à chacun, chacune. Elles sont parfois sinueuses, paresseuses, rebelles ou désertiques. L’important n’est pas d’être arrivé, d’avoir déjà vu en nous la réalisation des promesses. L’important c’est d’être en marche, confiants, éveillés au trésor que nous portons. Quelle que soit notre condition, conscients de la présence de Celui qui marche avec nous jusqu’à la fin. Grâce à la foi… Joyeux, heureux de l’Amour qui veille sur nous.

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