Exposition enfants de Kamloops

Une exposition a été installée devant l’église pour rendre hommage aux enfants autochtones dont les corps ont été retrouvés près du pensionnat de Kamloops récemment. 

Une petite cérémonie aura lieu vendredi après-midi le 18 juin,  mais les consignes de la santé publique ontarienne ne nous permettent pas d’y inviter toute la communauté.  Par contre, nous vous invitons à découvrir l’exposition d’ici dimanche soir et, si vous en avez le goût, à y contribuer petits souliers, messages, dessins, ou autres. De la documentation explicative et interactive accompagne l’exposition. Elle sera disponible pour consultation à l’entrée de l’église aux heures régulières des messes.

Il s’agit d’une occasion pour honorer l’âme de ces enfants et en apprendre plus sur cette période de l’histoire et ses impacts.  C’est aussi le moment de porter notre réflexion vers des gestes de bienveillance et de rapprochement avec la riche culture autochtone, partie intégrante de notre pays et dont nous pouvons être fiers! 

Vous trouverez en pièce jointe, un document de l’Archidiocèse de Toronto qui aborde les questions fréquemment posées sur les pensionnats autochtones.

Que Dieu vous bénisse, ainsi que chacun de ces enfants autochtones et leurs familles.

Anne Montpetit


Questions fréquemment posées concernant les pensionnats indiens – juin 2021

(Notre traduction)

(Texte utilisé avec la permission de l’Archidiocèse de Toronto)

La découverte de restes d’enfants dans l’ancien pensionnat de Kamloops, en Colombie-

Britannique, a fait l’objet d’une couverture médiatique et de discussions considérables

ces derniers jours. Cette découverte a rouvert une blessure douloureuse pour de

nombreuses personnes dans notre pays et a mis en évidence la nécessité pour tous les

Canadiens d’en apprendre davantage sur notre histoire, sur le rôle des pensionnats

dans le cadre de ce parcours et de rechercher la vérité concernant tous ceux qui ont

souffert et continuent de souffrir à ce jour.

L’abus des peuples autochtones est un chapitre sombre de l’histoire du Canada et de

l’Église catholique. Bien que l’Église ait pris soin et servi les peuples autochtones de

nombreuses façons, il est indéniable que certains de ses membres ont porté atteinte à

la dignité des Premières Nations. Il est prouvé que la plupart de ces abus ont eu lieu

dans les pensionnats, qui étaient en grande partie gérés par des dénominations

chrétiennes.

Cette communication a pour but de fournir un certain contexte et de répondre à

certaines questions fréquemment posées sur ce sujet important. Nous devons tous

participer aux efforts collectifs sur la voie de la guérison et de la réconciliation avec les

peuples autochtones.

1. Je suis profondément troublé par la découverte de restes d’enfants à

Kamloops sur le site d’un ancien pensionnat. Qui dirigeait ce pensionnat ?

La découverte de 215 tombes non marquées, à la fin du mois de mai 2021, nécessitera

une enquête plus approfondie afin de découvrir qui étaient ces enfants, comment ils

sont morts et comment ils ont été enterrés si loin de chez eux. L’école a été construite

et initialement gérée par le gouvernement fédéral, elle a ouvert en 1890. En 1892, le

gouvernement fédéral a demandé à un ordre catholique, les Missionnaires oblats de

Marie Immaculée, de reprendre les opérations, ce qu’ils ont fait jusqu’en 1969. Le

gouvernement fédéral a repris les opérations de l’école de 1969 jusqu’à sa fermeture en

1979. L’ordre religieux a présenté des excuses officielles en 1991, en plus de verser

des indemnités aux survivants des pensionnats. Un extrait de ces excuses se lit comme

suit :

2/5.

“Loin d’essayer de défendre ou de rationaliser ces cas d’abus de quelque façon que ce

soit, nous souhaitons déclarer publiquement que nous reconnaissons qu’ils sont

inexcusables, intolérables et qu’ils constituent une trahison de la confiance sous l’une

de ses formes les plus graves. Nous présentons nos excuses les plus sincères et les

plus spécifiques à toutes les victimes de ces abus et nous demandons de l’aide pour

trouver les moyens d’apporter la guérison.”

2. L’Église catholique contribue-t-elle aux efforts de recherche de la vérité à

Kamloops et ailleurs ?

Le père Ken Thorson, supérieur actuel des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée, a

contacté la chef Rosanne Casimir de Tk’emlups te Secwépemc pour lui offrir de l’aide et

lui exprimer sa sympathie à la suite de la découverte des restes de 215 enfants sur le

terrain de l’ancienne école. Le père Thorson a fait savoir que les dossiers du pensionnat

indien de Kamloops se trouvaient au Royal British Columbia Museum et a indiqué que

l’ordre aiderait à partager toute information concernant les dossiers de ce pensionnat et

d’autres établissements ou d’autres endroits où l’ordre a exploité des écoles.

Parmi les groupes de diocèses et de communautés religieuses qui ont exploité des

pensionnats, il existe un esprit de coopération avec les peuples autochtones en ce qui

concerne les dossiers personnels et les informations relatives aux anciens pensionnats.

En même temps, il existe aussi des droits à la vie privée, y compris ceux des peuples

autochtones qui ont fréquenté ces écoles, qui doivent être pris en considération au cas

par cas.

3. Pourquoi l’Église catholique du Canada ne présente-t-elle pas d’excuses ?

Il n’existe pas d’entité telle que l’Église catholique du Canada. Chaque diocèse

catholique et chaque ordre religieux est une entité juridique indépendante. Malgré cette

réalité, en 1991, les évêques catholiques canadiens, de concert avec les dirigeants des

communautés religieuses masculines et féminines, ont publié une déclaration selon

laquelle ” Nous sommes désolés et regrettons profondément la douleur, la souffrance et

l’aliénation que tant de personnes ont subies” dans les pensionnats. Environ 16 des 70

diocèses catholiques romains du Canada étaient associés aux anciens pensionnats, en

plus d’environ trois douzaines des plus de cent instituts catholiques (communément

appelés ordres religieux). Chaque diocèse et institut est corporativement et légalement

responsable de ses propres actions.

Bon nombre des diocèses ou des ordres qui géraient des écoles ont présenté des

excuses, qui remontent au début des années 1990. Ces derniers jours, de nombreux

3/5.

évêques du Canada ont fait des déclarations et lancé d’autres initiatives pour poursuivre

notre chemin vers la vérité et la réconciliation.

Une liste de certaines des nombreuses excuses et d’autres ressources peut être

consultée à l’adresse suivante :

www.cccb.ca/indigenous-peoples/indian-residential-schools-and-trc/

4. L’archidiocèse de Ottawa-Cornwall a-t-il exploité des pensionnats ?

L’archidiocèse de Ottawa-Cornwall n’a pas exploité de pensionnats, mais nous

partageons la peine et le chagrin collectifs résultant du fait qu’un représentant de

l’Église catholique ait infligé de la douleur ou des abus à une personne, en particulier à

des enfants vulnérables.

5. Les dirigeants autochtones ont-ils rencontré le pape ?

Oui, en 2009, le chef national de l’Assemblée des Premières Nations, Phil Fontaine,

ainsi que d’autres représentants autochtones, ont eu une rencontre émouvante avec le

pape Benoît XVI au Vatican. En décrivant cette rencontre, le chef Fontaine a déclaré

aux médias qu’il espérait que l’expression des regrets permettrait de ” fermer le livre “

sur la question des excuses aux survivants des pensionnats.

Un autre participant à la rencontre avec le pape Benoît, Edward John, grand chef du

Sommet des Premières nations de la Colombie-Britannique, a déclaré que le pape a

reconnu la souffrance de ceux qui vivent encore avec les effets de leurs expériences

dans les pensionnats. Dans ses commentaires aux médias, il a déclaré : “Je pense que

dans ce sens, il y a eu les excuses que nous attendions certainement.”

L’Église catholique continue de travailler aux côtés et avec les communautés

autochtones afin de favoriser une culture de réconciliation permanente. Les diocèses,

instituts et organisations catholiques de tout le Canada ont pris et continuent de prendre

de nombreuses initiatives pour aider à soutenir le processus de guérison et de

réconciliation.

6. J’ai cru comprendre que le rapport de la Commission de vérité et de

réconciliation contenait une demande formelle pour que le pape présente des

excuses personnelles au Canada ?

Le Saint-Père a déjà été invité au Canada par l’actuel et l’ancien premier ministre. Les

évêques catholiques du Canada, y compris le président actuel et les anciens présidents

de la Conférence des évêques catholiques du Canada, ont assuré le pape qu’ils

l’accueilleraient avec joie et gratitude lors d’une visite au Canada. De même, à plusieurs

4/5.

reprises, les évêques canadiens, individuellement et collectivement, ont invité

officiellement le pape François à visiter le Canada, notamment en ce qui a trait à l’appel

à l’action no 58 (une recommandation de la Commission de vérité et réconciliation de

2015 demandant au Saint-Père de présenter des excuses en sol canadien dans l’année

suivant la publication du rapport).

Le pape François a encouragé les évêques à continuer à prendre le leadership et à

assumer le rôle qui leur revient en poursuivant leur engagement pastoral et leurs efforts

de réconciliation avec les peuples indigènes y compris les conversations en cours entre

les évêques et les aînés. Ce travail s’appuie sur les excuses passées, le dialogue et le

désir d’aller de l’avant ensemble.

Une visite papale officielle implique un certain nombre d’étapes de la part du

gouvernement et de l’Église ainsi que d’importants engagements logistiques et

financiers et d’autres considérations. Aucune visite papale n’a été annoncée

publiquement à l’heure actuelle.

7. L’Église catholique versera-t-elle des réparations financières aux personnes

lésées par les pensionnats ?

Les entités catholiques qui exploitaient des pensionnats faisaient partie de la

Convention de règlement relative aux pensionnats indiens (CRRPI) de 2006.

Le Saint-Siège et la Conférence des évêques catholiques du Canada n’ont jamais été

impliqués dans la gestion des anciens pensionnats. Les “entités catholiques romaines”

désignées comme parties à la CRRPI ont été légalement réputées avoir rempli les

conditions de l’accord de règlement par une révision judiciaire. À la suite de cette

révision, l’ancien gouvernement conservateur a libéré les entités de toute obligation

supplémentaire- une décision que l’actuel gouvernement libéral n’a pas contestée.

Les quelque 50 entités individuelles qui ont signé la CRRPI ont payé :

i. 29 millions de dollars en espèces (moins les frais juridiques) ;

ii. plus que les 25 millions de dollars requis en contributions “en nature” ; et

iii. 3,7 millions de dollars supplémentaires provenant d’une campagne de ” meilleurs

efforts “.

Ces mêmes entités, ainsi que d’autres diocèses, instituts et organisations catholiques

nationales continuent de participer aux efforts à travers le pays pour fournir des

contributions en nature, qui vont bien au-delà de la portée de la Convention de

règlement relative aux pensionnats indiens.

5/5.

8. Où puis-je trouver des ressources supplémentaires ?

Le Cercle Notre-Dame-de-Guadalupe est une coalition catholique de peuples

autochtones, d’évêques, de mouvements laïcs, de membres du clergé et d’instituts de

vie consacrée, engagés dans le renouvellement et la promotion des relations entre

l’Église catholique et les peuples autochtones du Canada. Pour plus d’informations,

visitez le site www.ourladyofguadalupecircle.ca

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